Et voilà, je me décide finalement à me lancer... Je suis un peu timide. ^^"
Donc, je vous propose l'une de mes fics, ma plus récente ; Closer. Il s'agit d'une fic normale, qui n'a rien d'extraordinnaire etc, pas d'héroic fantasy. Je joue surtout beaucoup sur la psychologie des personnages, du moins, c'est ce que je veux accentuer le plus, tout simplement parce que ça me plaît énormément. Je ne situe pas mon histoire au Japon ; c'est une fic et non une fanfic, donc un écrit original, pas la reprise d'une histoire de manga. ^^ Donc, l'univers est plutôt européen, pour vous imager la chose.
Je vous propose donc le 1er chapitre de Closer, qui est une sorte d'introduction pour vous faire comprendre de quoi cela va parler. Bonne lecture. ^^
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Closer
Chapitre 1 ; Habitudes contradictoires
"Salut ! Comment vas-tu aujourd'hui ? Quoi de neuf ? T'as lu le bouquin qu'on devait lire aujourd'hui ?"
Et tout les matins, c'est la même chose. Elle arrive quelques minutes après moi, s'assied, se tourne vers moi et commence à me sourire et engage tout de suite la conversation. Je sais que les vides, les blancs, quand personne ne parle la rendent mal à l'aise. Alors je lui réponds, toujours la même chose, tout les matins, mais je réponds toujours ;
"Bien, merci, et toi ? Le bouquin ? Oui je l'ai lu. Bon, il était un peu lourd, mais je l'ai quand même lu en entier."
Et je la regarde. Je regarde son visage. Elle n'est pas "tellement belle que le soleil peut rougir de honte face à elle" ; je ne suis pas poète et je ne vis pas d'une passion imaginaire : elle est belle, voilà tout. J'aime son visage fin, ses traits réguliers et précis, et j'aime son teint mat. J'aime sa bouche, ses lèvres, son nez, ses yeux, la ligne de ses épaules, son corps, ses formes aussi. En fait, j'aime tout. Je ne peux pas prétendre être amoureux d'elle, c'est pire ; elle me fascine.
Nous sommes tout deux en troisième année de fac de psycho. On a la même passion, le même rêve. J'espère simplement qu'on restera dans la même classe encore longtemps.
"Hey, tu m'écoutes ?"
J'aime aussi quand elle se penche vers moi avec ses grands yeux. Est-elle inquiète ou n'apprécie-t'elle pas que je sois rêveur pendant qu'elle me parle ? Peu importe, l'important, c'est qu'elle approche son visage à quelques centimètres du mien.
Sa voix est douce, comme ses yeux. Elle est franche mais est douce. C'est une fille étrange, tu sais. Le premier jour, la première fois où je l'ai vu, elle m'a captivé. Elle a de longs cheveux bruns, toujours coiffé de la même manière ; un chignon en dégradé, et avec les longues mèches qui dépassent, elle fait de jolies tresses qui descendent jusqu'à ses hanches. Elle est petite et menue, elle a l'air fragile mais elle me bat toujours au bras de fer ; elle porte des jeans, "ses converses chéries", et de jolis hauts aussi verts que ses yeux. Mais ce qu'il y a de plus beau chez elle, c'est sans aucun doute son sourire ; elle le donne sans hésitation ni remords, tout le temps. On dirait qu'elle n'est jamais malheureuse, ou qu'elle ne trouve pas l'utilité de souffrir. Dis, explique moi pourquoi et comment ? Pourtant il y a des souffrances inévitables dans la vie ; y échappes-tu avec ton sourire ? Es-tu donc une personne aussi rayonnante que ton sourire, sans blessures secrètes ou points faibles ? J'aimerai te poser ces questions tu sais.
"Dis, Morgan, je crois que depuis tout à l'heure, je parle toute seule..."
Oui, on ne suit jamais le cours du lundi matin. La psychologie des adultes, on s'en fiche. D'habitude on bavarde tout le temps à deux. On est assis tout à droite, en haut de l'amphitéâtre, alors on ne gêne pas beaucoup, parce que généralement, on n'entend rien quand on est en haut, et c'est les glandeurs qui y sont. On est juste dérangés par les amis de devant qui s'amusent à nous lancer des petites boules de papier, et on s'amuse parfois avec eux, en faisant une bataille.
Mais en fait ce matin, je me demande pourquoi je ne l'écoute pas. Pourtant, d'habitude, je bois toutes ses paroles, et je fixe bêtement ses lèvres. Et après on se chamaille gentillement, on se pince, et on rigole énormément. On est de très bons amis, depuis longtemps quand même, maintenant. Je n'ai pas envie de la perdre : un jour j'aimerai pouvoir lui dire.
Mais d'habitude, je ne pense pas tant de choses... Mais les habitudes sont différentes chaque jour. C'est un piège. Je me fais avoir. Vite, je dois sortir, me lever, partir, courir, et ne plus jamais la voir. Mais j'avoue que je préfèrerai endurer mille souffrances plutôt que la voir disparaître de ma vie ; il y a pire que la mort, et les tombes ne sont pas transparentes. Comment pourrais-je la voir si je suis sous terre ?
"Morgan, il est midi, tu as fini de rêvasser ? J'ai pris le cours en notes, c'est bien la première fois que je fais ça. Tu es malade ? Tu veux que je te raccompagne chez toi où on va à la cafét' ?"
Bon, finit le rêve. Quand on a faim, il faut manger !
Au fait, je m'appelle Morgan, j'ai 21 ans. Je suis étudiant en 3e année de psychologie à la fac. Je souhaite devenir psychothérapeute, plus tard. J'ai rencontré cette fille, Tachia, en première année. Je ne sais pas quoi dire de plus. Si ce n'est qu'un jour, elle me fera perdre la raison.
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(by KTL, thank you ^o^)
* [...] Aux trahisons que j'ai pas vraiment regretté . - * [Goldman]