MDR, je ne me souviens pas que Keibu avait suscité une telle affection lorsqu'à l'époque jepostais mes chapitres sur suba XD
À croire que la suite a une influence sur vous

En tout cas, c'est vrai que ça me fait plaisir que les gens qui ont lu d'une traite Kyoutsuu aient l'occasion de poster à chaque chapitre ^^
Merci encore pour ces gentils comm. Allons-y pour le chapitre 3...
___________________________
Chapitre 3 : Deux clans, deux familles
Heikou se réveilla un peu tard ce matin. C’était le troisième jour de classe, il ne fallait pas commencer à faire n’importe quoi !
Une fois préparé, il descendit de chez lui : Pokan’to l’attendait à la porte.
Pokan’to en voyant arriver Heikou se leva pour le saluer. Les yeux rouge sombre de son cousin étaient encore à demi-clos comme souvent, lorsqu’ils allaient au lycée ensemble. Cela l’amusait beaucoup.
- Ohayou Heikou !!!! Bien dormi ?!
- Aa, ne cries pas comme ça !
Heikou passa devant lui sans s’arrêter et continua d’avancer : l'entrain matinal - et habituel - de Pokan’to le mettait de mauvaise humeur. Néanmoins, ce dernier ne se découragea pas, et suivit Heikou.
- Bon, et bien je te le confirme, soupira le jeune homme aux yeux rouges sombre, ces trois filles, Tsukiyo, Hyouri et Mugen’ Nenuki sont bien celles que nous cherchons.
Pokan’to sourit à cette nouvelle.
- Oui, à ce propos, je voulais te parler d’une petite scène à laquelle j'ai par hasard assisté hier devant le vestiaire.
Heikou se tourna vers son cousin. Pour la première fois depuis le début de la conversation, il semblait lui porter de l’intérêt.
Pokan’to élargit son sourire, et pouruivit.
- L’une des trois filles, la brune, heu…
- …Hyouri.
- Voilà ! Hyouri ! Elle a voulu insulter un garçon aux cheveux longs, une vraie tête à claque. Et la rousse, heu…
- …Mugen, siffla Heikou, impatienté.
- Oui !! Mugen !! Et bien, Mugen a arrêté Hyouri avant qu’elle ne puisse insulter la tête à claque en question.
- Oui, en sois c’est assez logique. Mugen ne peut pas rester sous la pluie, Tsukiyo ne peut pas s’endormir, et donc, Hyouri ne peut pas insulter les gens*.
- Non, mais là n'est pas le problème! insista Pokan'to un peu vexé. Ce type aux cheveux longs était en compagnie d'un petit blond, genre beau gosse. Tu aurais dû voir ces deux-là, ils ont failli rendre folle Hyouri. Franchement je me demande…
- S’ils ne sont pas….compléta Heikou, comme s'il parlait à lui-meme.
Pokan’to se retourna complètement sur son interlocuteur.
- Oui ! Vraiment ! Je le crois !, déclara-t-il avec vehémence.
- Et bien nous verrons cela tout à l’heure…Tu me les montreras discrètement.
*******
Keibetsu entra brutalement dans la classe et se dirigea vers le fond, où étaient assis Keibu et deux autres de leurs amis.
Il était en retard. Comme toujours, il préférait regarder le sol, pour ne pas se confronter aux regards des autres élèves. Mais le professeur l’arrêta dans sa fuite.
- Jinsa !
Keibetsu sursauta et leva les yeux : le professeur le regardait d’un air sévère.
- Non seulement tu es en retard, mais en plus, tu ne dis pas bonjour !
Keibetsu écarquilla les yeux. Heikou et Pokan’to s’avancèrent sur leur chaise pour mieux observer la scène.
- Je…Je…Commença à bredouiller Keibetsu.
Le blondinet avait un visage insolent, mais à ce moment précis, il paraissait totalement décomposé. Heikou eut pitié de lui.
- Et bien ? J’attends ! Dis- moi bonjour !
Le professeur ne voulait pas renoncer.
Heikou se mordit les lèvres. "L’imbécile, elle n’obtiendra rien de lui…" songea-t-il.
- Dites- moi bonjour d’abord, Madame, puis je vous répondrai.
La réponse de Keibetsu fit sursauter toute la classe, sauf Keibu, qui souriait. Jamais un élève n’avait parlé de cette façon.
- Allez vous asseoir, tout de suite !! Tonna le professeur, nous parlerons de cela plus tard !
Keibetsu alla s’asseoir sans demander son reste, et donna une claque à l’un de ses amis qui se moquait de lui.
Heikou les observa : les deux garçons qui étaient assis à côté de Keibu et de Keibetsu, ne pouvaient être que leurs cousins : le premier avait les cheveux noirs et blancs, le second, des yeux verts clairs, presque translucides, qui glaçaient le sang.
Heikou n’était même plus étonné par ce qu’il voyait. Nonchalamment, il se pencha vers Pokan’to, et souffla d'un air détaché :
"Y’ a pas de doutes : ce sont eux."
____________
*nda : c’est d’une logique implacable, vous ne trouvez pas ? ^^
_________________
"Un jour c'est sûr, je l'ai promis, je trahirai tous mes amis"