TFC>>>nyah *tombe*
ne crie pas >_<
merci beaucoup ^^
voici la suite
(voui il est bien Dragon hein ? et tu as repéré quoi concernant les prénoms des persos ? é_è)
logiquement, la suite de cette suite arrivera d'ici un ou deux jours ;p
Kaya-chan>>>merci beaucoup
voui (Louve, de Thorgal ? ou bien une autre XD)
(bon alors par contre la fic sera relativement courte, j'aime autant prévenir tout de suite ^^")
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Partie II
Dragon et Louve progressaient rapidement vers le village. Grâce aux bottes, chaudes et confortables, la neige ne ralentissait pas leurs pas. Dommage. Dragon aurait voulu que cette promenade dure éternellement.
Il laissa son regard errer sur la jeune fille, son visage aux traits courbes et tendres, à la peau pale, diaphane, qui prenait des tons si variés à la lumière mais devenaient argentée dés que la lune se montrait ; son corps frêle, mais pas fragile – le corps de celle qui n’est pas encore une adulte, mais déjà plus une adolescente.
Dieu, qu’elle était belle !
Qu’il aurait aimé la prendre par la main, maintenant, et l’entraîner loin, très loin, sans se soucier de rien, juste pour rallonger le voyage, juste pour rester avec elle une seconde de plus, et une seconde, et une seconde, et une seconde, jusqu’à l’éternité.
Dragon sursauta quand une main se referma sur la sienne.
Une main couverte d’un gant, mais dont il pouvait presque deviner la douceur satinée.
« - Dragon, tu as vu ? demanda doucement Louve. »
Vu quoi ?
« - Non, souffla-t-il. »
Il n’avait vu qu’elle, rien d’autre. Le paysage autour d’eux avait disparu depuis la seconde où elle s’était trouvé dans son champ de vision.
« - Il y a quelque chose par là, murmura la jeune fille. »
Et elle commença à s’éloigner vers la forêt qui bordait le sentier.
Un moment, Dragon sentit son estomac se nouer. Non. La forêt, c’était une mauvaise idée, une très, très mauvaise idée et ça allait mal se finir et il ne devait pas la laisser y aller.
« - Louve ! »
La jeune fille sursauta et se tourna, visiblement surprise. C’était la première fois que Dragon criait en s’adressant à elle. En temps normal, il rougissait et bafouillait, bredouillait, murmurait, bref n’élevait pas la voix.
« - Qu’est-ce qu’il y a ? demanda-t-elle.
- La forêt… Ce… C’est une mauvaise idée. »
Louve cilla. Hein ? Qu’est-ce qu’il voulait dire par « la forêt, c’était une mauvaise idée » ? Comment entrer dans cette forêt pouvait-il les mettre en danger ?
« - Dragon, je vis ici depuis quinze ans, et ça fait quinze ans que je vais dans cette forêt… »
Bon, peut-être un peu moins de quinze ans, quand même, il ne fallait rien exagérer, mais ça ne faisait pas une énorme différence.
« - … alors quand même, je la connais. Toi aussi, d’ailleurs ! Il n’y a rien de dangereux, et puis on ne risque pas de se perdre…
- Mais… Il neige trop, protesta le jeune garçon. Si ça continue, on ne verra plus où on mettra les pieds. Il vaut mieux revenir demain.
- Demain, ce sera parti, souffla Louve. »
Elle ne savait pas ce qu’elle voulait dire, mais elle était sûre d’une chose : ils devaient entrer dans cette forêt, ce soir, tous les deux, ensemble. Ce soir ou rien.
« - S’il te plait, Dragon ! Juste un peu, juste pour voir ! Je veux savoir ce que c’était ! On repartira presque tout de suite, promis ! »
Dragon se mordit les lèvres. C’était une mauvaise idée. Il y avait quelque chose de repoussant dans cette forêt qu’il avait pourtant connu depuis toujours.
Quelque chose de maudit.
Dangereux.
Il ne fallait pas y aller.
Mais Louve semblait y tenir, et elle le fixait d’un air suppliant, désespéré, les larmes aux yeux, une légère moue sur les lèvres, et, et, et…
Dragon soupira.
« - Juste quelques minutes. »
*
**
J’attends depuis si longtemps…
Je suis seule, si seule…
Je ne veux plus vivre…
Je veux juste que cette douleur s’arrête…
J’ai suffisamment payé…
Laissez-les venir à moi…
Laissez-moi partir…*
**
Louve avait pris la main de Dragon, parce que, malgré tout, elle n’était pas si rassurée que ça. Le jeune garçon avait exercé une légère pression sur ses doigts, et à ce moment là, elle avait réalisé qu’il avait peur, lui aussi, ce qui n’était pas fait pour la réconforter.
Alors elle avait pris l’arc en main, et l’avait serré, très fort. Ça, au moins, c’était concret, solide, et ça pouvait l’aider à se défendre.
Comme Dragon le pouvait, en théorie.
En théorie.
On ne savait jamais.
Il y eut un trou dans ses pensées. Elle ne savait pas trop comment l’expliquer autrement. Simplement, une seconde, elle pensait à Dragon, l’autre, elle pensait au cristal qui se dressait devant eux, et entre les deux, elle était passé sur pilotage automatique et avait entraîne Dragon jusqu’ici.
Jusqu’au cristal.
Il devait faire presque deux mètres de hauteur. Deux fois sa taille. Oh, un peu moins, quand même, elle n’était pas si petite que ça.
Dragon, lui, arrivait aux trois quarts de l’objet, et Louve réalisa à ce moment-là qu’il était vraiment beaucoup plus grand qu’elle, maintenant. La seconde d’après, elle chassa cette pensée de sa tête en se promettant d’y revenir dés qu’elle serait au chaud chez elle.
Pour l’instant, se concentrer sur ce qu’elle avait devant elle semblait une meilleure idée.
Parce que ce n’était pas un simple cristal, bien sûr. Outre le fait qu’un cristal se dresse rarement au beau milieu d’une forêt, surtout quand il n’y était pas la veille, celui-ci était plein.
Plein. Elle avait vraiment un don pour trouver les mots qu’il fallait.
Plein par quelqu’un, pour être précise.
Il y avait une femme à l’intérieur du cristal. Il lui fallut un moment pour assimiler ça.
Une femme très belle, du reste. Très, très belle. Très, très, très belle. Bon, d’accord, le terme belle ne convenait pas du tout.
Il était bien trop faible.
La femme avait une peau blanche, lisse, sans la moindre imperfection. Des yeux clos, apparemment en amandes, aux cils longs et fins. Un nez court et droit. Des lèvres légèrement charnues, juste assez pour être tentantes sans être vulgaires. Des pommettes hautes, peu saillantes. Des oreilles pointues. De longs cheveux argentés qui s’étalaient autour de son visage comme les fils d’une toile d’araignée. Des mains au doigts fins et racés, des poignets alourdies par plusieurs rangées de bracelets d’or. Une robe légère, manches longue, décolleté juste ce qu’il faut, jupe fendue, très fendue, et très courte, recouvrant une jupe plus stricte mais encore plus courte, laissant apparaître ses jambes. Des jambes parfaitement proportionnées.
Parfaite. Voilà, c’était le mot qui convenait.
Louve ne put s’empêcher d’être un brin, vraiment, juste un brin jalouse.
Puis elle réalisa deux choses.
D’abord, être jalouse d’une personne encastrée dans un cristal était sans doute la chose la plus puérile qu’elle ait jamais vu.
Ensuite, la personne en question n’avait plus les yeux clos. Deux prunelles dorées fixaient les adolescents.
« - Enfin… enfin… souffla l’elfe. »
*
**
Alya s’accouda au rebord de la fenêtre, fixant un moment le paysage. Il lui fallut plusieurs secondes pour réaliser ce qui se passait.
« - La forêt bouge ! s’écria-t-elle soudain. »
Viviane releva vivement la tête.
« - Ne soit pas ridicule, répliqua-t-elle sèchement. Une forêt ne bouge pas. C’est, et bien, des arbres, et les arbres sont immobiles. Toujours.
- Elle bouge ! insista Alya. »
Zelnar se pencha par-dessus l’épaule de sa fille.
« - Elle bouge, confirma-t-il.
- Non, souffla Viviane. Non, non, non, non. Non.
- La Prophétie est réelle, affirma Zelnar. Pourquoi est-ce que tu refuses de l’admettre ?
- Parce que si la Prophétie est réelle, j’aurais perdu mon fils, répondit doucement Viviane. »
Les yeux d’Alya s’arrondirent, et passèrent un moment de son père à sa mère. Mais il y avait là quelque chose qu’elle ne pouvait pas comprendre.
*
**
« - Enfin… enfin… souffla l’elfe. »
Ses lèvres n’avaient pas remués, mais les paroles étaient parvenues distinctement aux oreilles des deux jeunes gens. Malgré elle, Louve recula d’un pas. La voix était faible et angoissée, et ne collait pas du tout à la femme qu’elle avait en face d’elle, non, pas une seule seconde, c’était impossible.
La voix n’était pas parfaite.
Elle était triste et brisée, comme un vent doux qui se serait égaré, charriant avec lui le froid du nord, toute les larmes versées pour des causes perdues, toute la douleur du monde.
Dragon, lui, avait gagné en assurance, et il fit un pas vers la femme. Maintenant qu’ils étaient au cœur du mystère, c’était lui qui était attiré. Lui qui avait un rôle à jouer. Pas elle.
De nouveau, Louve ressentit ce pincement au cœur, cette amertume infime. Déçue et jalouse. Elle aurait voulu garder ce lien privilégié avec « ça », quel que soit ce « ça ».
« - Approchez, mes enfants, approchez… N’ayez pas peur… Ne fuyez pas, je vous en prie… souffla l’elfe. »
Louve voulut reculer, et découvrit, non sans étonnement, qu’elle avançait, finalement. Vers Dragon et l’elfe. Vers son destin qui l’attirait vers la chute inévitable.
Dragon s’accroupit devant le cristal et, en un regard, comprit ce qu’il devait faire. Mais pas sans elle. Pas sans Louve. Jamais sans Louve. Le jeune garçon tendit la main en arrière, vers son amie. Il sentit la paume de Louve se glisser contre la sienne.
Enfin, il se permit d’effleurer le cristal, très, très légèrement, comme s’il risquait de se briser au moindre contact.
« - Qu’attendez-vous de nous ? demanda-t-il à voix basse.
- La délivrance… J’attends depuis si longtemps… Aidez-moi… Aidez-moi…
- Comment ? poursuivit Dragon. »
Il avait l’impression étrange de reprendre un dialogue répété des années auparavant, de suivre une scène dont les moindres mouvements avaient été programmés au détail près.
Leur scène.
Leur futur.
« - Trois épreuves… souffla-t-elle. Vous devez prouver que j’ai racheté ma faute… Je peux vous emmener sur le lieu des épreuves… mais pas contre votre volonté. Je vous en prie… aidez-moi…
- Je vous aiderai, promit Dragon. »
Je vous aiderai.Et, pour la troisième fois en très peu de temps, Louve fut jalouse de cette femme.
« - Je viens aussi, dit-elle malgré tout. »
Un instant, elle cru voir un sourire pale flotter sur les lèvres de l’elfe.
Puis une vive lumière émana du cristal, et elle se sentit disparaître.
*
**
« - Nous le savons depuis sa naissance, fit remarquer Zelnar.
- Ça ne change rien, répondit Viviane. C’est mon enfant. Je ne veux pas le perdre. »
Zelnar pressa une main sur l’épaule de sa femme. Alya venait d’être envoyée au lit, et le couple était maintenant seul dans le salon.
Seul pour une explication qu’ils auraient dû avoir des années plus tôt.
« - Tu les sous-estimes, dit Zelnar. Ils sont ensembles. Ils s’en sortiront. »
Mais Viviane secoua la tête.
« - Tu ne comprends pas. Je sais qu’ils s’en sortiront. Mais ça ne sera plus pareil. Il ne voudra pas rester ici après avoir connu ça. Et il partira.
- Si c’est le prix à payer pour que cette femme connaisse enfin la paix… Je crois que j’y suis près, souffla Zelnar. Elle nous a sauvés, tous. Elle mérite qu’on lui rende enfin la pareille. »
Viviane fit un hochement de tête théoriquement affirmatif. Mais ça ne changeait rien au fait qu’elle pleurerait beaucoup, cette nuit.
Et toutes les nuits qui suivraient.
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And who knows : starting a new journey may not be so hard or maybe it has already begun.
There are so many worlds, but they share the same sky – one sky, one destiny.
--Kingdom Hearts.