Bon, cette fois la suite même pas 24 h plus tard (sacré progrés quand même XD) J'espère que ça vous plaira parce que j'ai vraiment aimé écrire ce chapitre !
>>> Onyx : Merci ^^ Ah vi Seishiro... La réponse tout de suite ^^
>>> Mogy : Merchi aussi ^^ Décidément il est vraiment demandé ce cher Sei XD Bon, bon, d'accord il arrive ^__^ !
Bonne lecture ^^Chapitre 5Elle était de retour.
Ce rêve qui n'était pas le sien l'avait une fois de plus appelé.
L'horizon était toujours aussi pur et la mer calme, elle pouvait même sentir le sable sous ses pieds.
La jeune femme observa le paysage pendant quelques instants puis se décida à le rejoindre.
Il paraissait toujours aussi triste, la confondant sans doute avec ses souvenirs.
Elle s'assit à ses côtés.
" Kakyo ? "
Il tourna la tête vers elle mais ne lui répondit pas.
" Comment t'ai-je quitté ? "
Il ne s'étonna même pas de la question et lentement le paysage côtier laissa place à un imposant cerisier.
Elle se raidit en voyant Seishiro adossé à l'arbre puis elle-même, en tenue d'exorciste et plus jeune de quelques années, s'approcher de lui. Hokuto n'entendit pas les paroles échangées mais sentit un frisson la parcourir lorsque la scène s'acheva.
" Ce... ce n'était pas moi, Kakyo, cela ne s'est jamais produit ! "
Il ne semblait pas s'intéresser à elle, qu'il prenait apparemment pour une illusion, mais il fallait qu'elle lui fasse comprendre.
La jeune femme réfléchit un instant tandis que le paysage familier reprenait ses droits.
" Seishiro n'est pas borgne. "
Il sembla tiquer à cette affirmation. Une illusion n'aurait guère prêté attention à de tel détail, il devait l'avoir compris.
" Il ne m'as pas tuée. Le seul qui ait disparu c'est lui."
Son frère, adolescent, apparut devant eux, son regard étrangement dur et triste tel qu'elle l'avait un jour perçu.
" C'est lui qui occupait ce corps lorsque nous nous sommes rencontrés pour la dernière fois. "
Lentement, comme-ci les pièces d'un puzzle se mettaient en place, une nouvelle scène s'étala devant leurs yeux.
Subaru était au sol, son corps d'adolescent à peine visible et Seishiro se tenait à ses côtés. Mais le plus surprenant était cet homme, au regard tout aussi dur que celui de l'adolescent qui était précedemment apparu, aux yeux de couleurs disparates, l'un doré, l'autre vert émeraude.
" Qui est-ce ? "
Kakyo sembla enfin s'étonner de la situation.
" Mon frère. Ou plutôt, un avenir différent intervenu dans notre passé. "
Cette apparence, bien que différente, ne lui laissait aucun doute.
Un combat sembla s'engager puis la scène s'évanouit pour laisser place à la mer.
" Le passé et... l'avenir ont été modifiés ? "
Kakyo se tourna vers elle et la regarda enfin dans les yeux.
" Tu es bien là ? "
Il semblait lutter pour retenir des larmes de joies.
" Oui, je peux te l'assurer. "
Elle lui sourit et une magnifique expression mêlant espoir et bonheur se peignit sur ses traits tandis qu'il laissait enfin s'échapper les larmes.
" Hokuto, j'ai crû pendant si longtemps... "
Elle approcha sa main de son visage mais soudain sa vision se troubla, lui permettant juste de voir la déception sur les traits du jeune homme, et le rêve s'effaça.
On frappait à la porte.
- Hokuto !
Elle repoussa les brûmes du sommeil à la voix de Yuzuriha.
- Entre ! dit-elle réalisant à peine qu'elle venait de retrouver l'homme qu'elle aimait tel qu'autrefois.
L'adolescente entre précipitamment, accompagnée d'Inuki, et s'arrêta devant elle.
- Que se passe-t-il ?
- Kamui... Il vient de nous téléphoner de l'hôpital, Subaru a... disparu...
La pluie.
Les rues de Tokyo semblaient plus froides encore lorsqu'il pleuvait.
Pourtant, il n'y prêtait guère attention. Il sentait encore sa présence ; il le suivait au moins cela était clair. Ce matin, lorsqu'il avait ouvert les yeux, il était toujours là, immobile, impassible. Cette observation incessante avait fini par le frustrer.
Pourquoi ? Que cherchait-il en faisant ça ?
Il n'était plus parvenu à supporter cette situation et avait quitté l'hôpital, en toute discrétion, bien entendu. D'ailleurs, il commençait un peu à regretter ce départ précipité. Sa blessure n'avait même pas encore eu le temps de cicatriser et le simple fait d'avoir enfilé les vêtements, plutôt sobres cette fois, que lui avait apportés Hokuto, lui avait fait ressentir de vives douleurs.
Mais il continuait malgré tous à avancer sous cette pluie battante.
En quittant l'hôpital, il avait simplement voulu retrouver le calme de son appartement et peut-être avoir aussi l'occasion de lui parler.
Lui parler seulement. Il n'était vraiment pas en état de le combattre.
Dans, les premières minutes, il avait paru renoncer, sa présence ne lui faisant plus écho, il en avait d'ailleurs éprouver un certain dépit. Puis, il l'avait aperçu un instant parmi la foule dense qui se pressait pour éviter l'averse imminente mais il avait immédiatemment disparu.
Depuis lors, il était tout proche de lui, il le savait même s'il ne parvenait pas à savoir d'où il l'observait.
Il accélera le pas, la douleur se réveillant légèrement dans son torse, et s'arrêta devant un passage pour piéton.
La pluie ruisselait sur son visage, il tremblait même légèrement de froid à présent, mais son esprit était focalisé sur Seishiro.
A quoi jouait-il cette fois ?
Il ressenti une présence dans son dos et se retourna brusquement.
Il se confronta simplement aux regards étonnés d'une mère de famille et de ses enfants.
- Excusez-moi, dit-il à peine avant de traverser rapidement la route avec le reste des piétons.
Sa blessure s'était réouverte et la douleur commençait à se répandre dans l'entierté de son corps.
Pourquoi avait-il était si impulsif ? Hokuto avait raison, il pouvait parfois être totalement inconscient. Il s'arrêta à l'entrée de son immeuble, s'abritant de la pluie et reprenant son souffle.
- Tu as été bien imprudent avec lui. Et tu l'es tout autant en ce moment.
Il entendit la voix basse qui lui soufflait ces mots à l'oreille en même temps que ses bras entouraient son torse.
Il se raidit lorsque les mains de l'homme se posèrent sur sa blessure et qu'une nouvelle vague de douleur afflua en lui.
- Que me veux-tu Seishiro ? dit-il froidement tandis que l'assassin s'éloignait et qu'il pouvait enfin lui faire face.
Le Sakurazukamori s'alluma une cigarette et posa les yeux sur les quelques passants qui s'attardaient encore dans les rues, alors qu'eux se tenaient à quelques mètres l'un de l'autre, à l'abri de ces trombes d'eau qui se déversaient sur la ville.
L'odeur de la fumée arriva jusqu'à lui accompagnée de celle, bien qu'atténuée, du sang. Il serra les poings sentant une légère colère s'insinuait en lui.
Seishiro sembla le remarquer et sourit.
- Tu es si faible, Subaru, que je pourrais te tuer dans l'instant sans avoir à me battre contre toi...
L'exorciste se raidit en sentant un frisson lui parcourir l'échine.
- ... mais ça serait d'un ennui mortel.
Il laissa s'échapper quelques volutes de fumée avant d'enfin croiser son regard pour ne plus le lâcher.
- Que me veux-tu Seishiro ? répéta-t-il alors qu'il se demandait s'il aurait la force de tendre un kekkaï si cela devenait indispensable.
Depuis qu'il connaissait sa véritable identité, Subaru n'avait jamais réussi à déceler la moindre émotion en lui. Il en était même arrivé, depuis qu'il l'avait revu, à se demander si l'hésitation qu'il avait crû percevoir un jour en lui n'était pas simplement due à son imagination. Mais, ce dont il était persuadé, c'est qu'il savait toujours parfaitement ce qu'il faisait. Alors que voulait-il aujourd'hui ?
- Eh bien...
L'assassin abandonna la cigarette qu'il venait juste d'entamer et s'approcha à nouveau de lui.
- J'avoue que les paroles de mon Kamui m'ont intrigué, continua-t-il énigmatique, et je ne pourrais affirmer qu'il se trompe sans avoir vérifié ses dires au préalable.
Il avança encore et l'exorciste recula d'un pas, son dos frôlant la porte vitrée de son immeuble.
Le sourire moqueur s'accentua mais la situation lui échappait tellement plus qu'à l'accoutumée qu'il ne le releva même pas.
Qu'avait donc bien pu lui révéler Kamui qu'il ne savait déjà ?
Une des mains de l'homme qui lui faisait face se plaqua contre le verre glacé à hauteur de sa tête.
Subaru n'arrivait pas à se décider. Il devait réagir, trouver les mots pour qu'il cesse de pareils comportements. Pour qu'il ne se permette plus de tels gestes ou paroles si ambigus.
Mais il en était incapable. Il le laissait faire, s'évertuant à contrôler ce malaise mais également ce sentiment de bien-être qui s'insinuait en lui.
De sa seconde main, il lui attrapa délicatement le menton.
Il frisonna au contact de sa peau.
Le jeune homme avait définitivement perdu toute capacité à le repousser. Son regard semblait sonder chaque parcelle de son être et l'attirait inexorablement vers lui.
Le visage du Sakurazukamori se trouvait à quelques centimètres du sien et il continuait à s'approcher.
Le coeur battant, il n'y tint plus et ferma les yeux, sentant déjà son souffle contre la peau de son visage.
- Il me semble que j'ai obtenu ma réponse, Subaru, lui souffla-t-il au creux de l'oreille.
L'exorciste ouvrit les yeux ; il eut simplement le temps de le voir lui tourner le dos et disparaître sous la pluie.
- Qu'est-ce que... ?
Il trembla un instant, reprenant conscience de son état, de sa blessure, du froid, du crépitement de la pluie puis s'obligea à rejoindre son appartement.
Tel un automate, il pénétra à l'intérieur et se laissa glisser sur le canapé ignorant ses vêtements trempés.
Durant de longues minutes, il tenta de se contenir, espérant trouver le sommeil si cela était possible, repoussant toutes les pensées et les questions qui l'assaillaient. Pourtant rien y fit.
Comment devait-il interpréter ce comportement ? Et pourquoi ne pouvait-il s'empêcher de l'aimer et, plus encore, d'y croire ?
Il était fou.
C'était la seule réponse qui lui venait en tête. Seule la folie pouvait le conduire à aimer à ce point quelqu'un tel que lui. Mais en fin de compte cela n'avait aucune importance, il n'y pouvait rien.
Il aimait cet assassin.
- Seishiro, pourquoi me joues-tu des tours si cruels ? murmura-t-il pour lui même. J'en souffre tant... mais cela aussi te laisse indifférent...
L'exorciste se replia sur lui même, ne pouvant oublier sa présence si proche de lui peu auparavant.
Il devait tenir, ne pas se laisser affecter par ses actes si incompréhensibles et douloureux qu'ils puissent être.
A suivre... Par contre pour la suite, euh ^^', faudrait que je commence à bosser mes cours alors, gomen, je ne peux rien promettre -_-
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"Il n'y a pas de hasard dans ce monde, tout n'est que fatalité."
Yuko-sama
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