Merci les filles ^^ (hein ? non je suis pas morte ^^")
C'est bien ma Kayako !! Justement, c'est en écrivant cette fic que je me suis découverte pro-Akki moi aussi XD
Voici le chapitre suivant... Avec un titre vraiment nul. J'avais pas d'idée le jour où je l'ai choisi, j'ai honte u__uChapitre 26 : Un White Day inoubliable
En ce beau matin du 14 Mars, le soleil arrosait généreusement la ville de ses rayons bienfaiteurs. Sur le chemin du lycée aux côtés de Yuki, Tohru observait silencieusement les cerisiers qui bordaient la route.
Tohru :
~ Les cerisiers vont bientôt fleurir… Ohanami n’est pas loin. ~La jeune fille esquissa un petit sourire triste. Elle avait toujours aimé cette fête et prenait un réel plaisir chaque année à l’organiser. Etre avec des gens qu’elle aime, profiter de la beauté des cerisiers en fleurs tout en dégustant un bon bento… Cela suffisait à la combler de bonheur. Mais pourrait-elle y prendre le même plaisir cette année ?
De son côté, Yuki observait discrètement la jeune fille. Ses craintes du mois passé s’étaient concrétisées. Tohru avait changé depuis l’enfermement du neko. Elle ne souriait plus comme avant et avait perdu son enthousiasme si charmant. Bien sûr, elle essayait de le cacher pour ne pas inquiéter ses amis mais cela se voyait comme le nez au milieu de la figure : Tohru était malheureuse, et cela attristait profondément le jeune homme. Aidé des autres maudits, il faisait de son mieux pour la réconforter mais ne pouvait pas s’empêcher de se sentir impuissant.
Yuki :
~ Une fois de plus, je me sens complètement inutile…~De colère, le nezumi envoya un pauvre caillou exécuter son baptême de l’air et plongea rageusement ses mains dans ses poches. C’est alors que sa main droite entra en contact avec quelque chose de lisse. Le sortant de sa poche, il considéra l’objet pendant quelques secondes. Puis, d’un air déterminé, il se tourna vers Tohru et l’interpella :
Yuki : Honda-san ?
Tohru (se tournant vers lui) : Oui ?
Yuki tendit l’objet à la nigiri. Il s’agissait d’un présent emballé très maladroitement dans un papier glacé aux jolis motifs. Lui adressant un tendre sourire, il lui dit :
Yuki : Joyeux White Day.
Le rose aux joues, la nigiri se saisit du cadeau tout en remerciant chaleureusement son ami. Elle le déballa et découvrit avec plaisir une jolie barrette à cheveux décorée par des motifs en forme de fraise. Se retournant vers Yuki, elle lui adressa un sourire radieux, le premier vrai sourire qu’il n’avait plus vu sur son visage depuis un mois.
Tohru : Merci infiniment Yuki-kun ! Elle est très mignonne, je l’aime beaucoup.
La nigiri retira son ruban, rassembla ses cheveux en une grande mèche et la fixa avec la barrette.
Tohru : C’est bien comme ça ?
Yuki : Vous êtes très mignonne, comme toujours.
Tohru (mode écrevisse) : Ah euh… Merci…
Yuki sourit intérieurement en pensant que quelques soient les circonstances, il y avait tout de même des choses qui ne changeraient jamais chez son amie. Et ça le rassurait.
Alors qu’ils continuaient de marcher, Tohru sentit une main se glisser dans la sienne. Intriguée, elle dévisagea Yuki qui continuait de regarder droit devant lui.
Yuki : Je suis désolé de ne pas pouvoir vous être plus utile Honda-san. Je sais que vous souffrez et cela m’insupporte. Vous avez tant fait pour moi… Je voudrais vraiment vous aider mais je ne sais pas quoi faire et je m’en veux d’être aussi impuissant…
La nigiri baissa la tête pour cacher les larmes qui commencèrent à couler le long de ses joues. Elle resserra l’étreinte de sa main sur celle du jeune homme et prit la parole à son tour.
Tohru : Tu n’as pas à être désolé Yuki-kun… C’est plutôt à moi de te présenter mes excuses pour te causer du soucis comme je le fais. Je me suis promis d’être forte et de ne pas perdre espoir mais… Kyô-kun me manque tellement. Je ne peux pas m’empêcher de penser à lui tout les jours. Alors oui c’est vrai, je suis très triste et je pleure plus souvent. Mais je ne suis pas désespérée pour autant et ça, je le dois à ton soutien et celui des autres. Je vous suis infiniment reconnaissante pour tout ce que vous faites pour moi. Alors non, ne dit pas que tu es inutile Yuki-kun car ton soutien m’est très précieux.
Yuki : Merci, vos mots me réconfortent. Mais, Honda-san, faite moi une faveur. Ne cachez plus votre tristesse derrière un sourire forcé. Si vous êtes triste, n’hésitez pas à le dire. Je ferai alors de mon mieux pour vous remonter le moral.
Tohru : C’est promis. Tu es vraiment très gentil Yuki-kun, je te remercie.
Sur ces mots, les deux adolescents arrivèrent main dans la main au lycée et ignorèrent royalement les regards soit désespérés soit furieux des membres du fan club du Prince. Ils se dirigèrent vers leur salle de classe, firent coulisser la porte et y pénétrèrent. Soudain, Yuki se raidit. Intriguée, la nigiri le dévisagea puis détourna son regard vers ce que Yuki semblait fixer. Elle écarquilla les yeux et ne put étouffer un hoquet de surprise. Assis au pupitre près de la fenêtre, ce fameux pupitre qu’elle n’avait pas cessé de fixer pendant un mois, un jeune rouquin bavardait gaiement entouré d’un groupe d’élèves enthousiastes. Lâchant la main du nezumi, Tohru s’avança de quelques pas vers le groupe.
Tohru : Kyô…
Elle avait prononcé son nom dans un murmure mais il n’échappa pas aux oreilles de l’ancien chat. Il se releva brusquement, faisant ainsi sursauter ses camarades, et fixa la jeune fille qui se tenait devant lui.
Kyô : Tohru…
Ils se dévisagèrent quelques instants sous l’œil surpris de leurs camarades. Puis, n’y tenant plus et oubliant ce qui les entourait, ils s’élancèrent l’un vers l’autre. Cependant, Yuki fut plus rapide et s’interposa. Ne pouvant stopper son élan, ce fut son cher cousin que Kyô serra dans ses bras, ce qui ne manqua pas d’amuser la galerie.
Yuki : Oui, moi aussi je suis heureux de te revoir baka neko.
Kyô fit un bon en arrière.
Kyô : A quoi tu joues k’so nezumi !?
Yuki (un ton plus bas) : Je comprends ta joie de retrouver Honda-san mais je te rappelle que nous ne pouvons pas nous permettre de nous transformer en public.
Kyô : Nous transformer ?
Yuki : Oui, nous transformer car, pour ton information, nous sommes toujours maudits. J’ignorais que la séquestration pouvait griller les neurones.
Kyô : Rhaaa, ta gueule… C’est vrai que tu ne sais pas.
Yuki : Que je ne sais pas quoi ?
Kyô : Je t’expliquerai plus tard.
Yuki : Bon, quoiqu’il en soit, je te conseille de poursuivre ces tendres retrouvailles dans un endroit un peu plus isolé.
Kyô : Mouais.
Sur ce, Kyô prit Tohru par la main et l’entraîna hors de la pièce. Ils traversèrent les couloirs encombrés jusqu’à se retrouver à l’extérieur du bâtiment, dans la cour arrière vide.
Kyô : Ce n’est pas tout à fait comme ça que j’imaginais nos retrouvailles…
Tohru : Je suis désolée Kyô-kun. Je n’ai pas réfléchi et j’ai failli te causer de gros problèmes. Mais… Mais j’étais tellement contente de te voir ! Tu m’as tellement manqué Kyô-kun !
Kyô : Toi aussi Tohru, tu m’as manqué affreusement. Mais c’est finit maintenant. Je suis là, comme je te l’avais promis.
Doucement, le jeune homme passa sa main sur la joue de celle qu’il aimait tant, mêlant ainsi sa chaleur aux larmes de bonheur qui avaient envahi les joues de la nigiri.
Tohru : Tu… Tu ne repartiras pas, n’est-ce pas ?
Kyô : Non, je suis revenu pour rester. Je ne me suis pas enfui, c’est Akito qui m’a permis de partir.
Tohru : Vraiment ?! Elle a fait ça ?!
Kyô : Com… Comment es-tu au courant pour Akito ?!
Tohru : C’est Kureno-san qui me l’avait dit il y a quelques mois.
Kyô : Mais… Pourquoi n’avoir rien dit ?
Tohru : Je ne pouvais pas t’en parler alors que tu allais te faire enfermer. Tu… Tu étais si résigné à ce moment là. Ça n’aurait rien arrangé.
Kyô : Alors, tu étais au courant pour mon enfermement depuis un bon moment déjà… Je m’en doutais un peu en fait.
Tohru : Akito-san me l’avait dit lors des vacances à la mer.
Kyô : J’aurais préféré que tu ne le saches pas. Ça t’aurait causé beaucoup moins d’ennuis et de soucis.
Tohru : Non, je suis contente de l’avoir su parce que si ça n’avait pas été le cas, je ne serai jamais rentrée à la maison il y a un mois pour te rattraper. Et tu serais parti sans savoir que… je t’aime.
Elle avait prononcé ces derniers mots dans un murmure quasi inaudible, les joues en proie à un rougissement excessif. Certes, elle lui avait déjà fait comprendre à quel point il lui était précieux. Mais prononcer la phrase sacrée « Je t’aime » était si intimidant.
Le cœur de Kyô exaltait de bonheur. Il était aimé de celle à qui il aurait donné sa vie et prit conscience pour la première fois de sa vie qu’un avenir se dressait devant lui. Un avenir qu’il bâtirait autours de ceux qu’il aimait. N’y tenant plus, le rouquin fit ce qu’il mourrait d’envie de faire depuis la veille. Il attira Tohru contre lui et la serra dans ses bras.
La nigiri aurait pu tomber à la renverse tant elle était surprise mais heureusement, l’ancien neko la tenait bien.
Tohru : K… Kyô… Tu…
Kyô : Oui, je suis libre. Je ne sais pas comment ni pourquoi, mais je suis bel et bien libre.
Tohru répondit à son étreinte en entourant à son tour le jeune homme de ses bras. Elle déposa sa tête dans le creux de son épaule et murmura d’une voix brisée par l’émotion :
Tohru : Je suis tellement heureuse. Tu vas enfin pouvoir vivre ta vie sans contrainte. Tu vas pouvoir goûter au réel bonheur et être heureux.
Kyô releva la tête et Tohru de même. La distance entre leurs deux visages commença à se raccourcir. Mais alors qu’ils n’étaient séparés que par quelques centimètres, Kyô fut coupé dans son élan par une voix bien familière qui lui fit faire un bond en arrière.
??? : Kyon kyon !!! T’es vraiment revenu !
En moins de temps qu’il n’en fallut pour dire « ouf », Arisa se rua sur Kyô et le gifla sans ménagement.
Arisa : ça, c’est pour avoir disparu sans prévenir et nous avoir tous inquiété !!!
Tohru : Ah ! U… Uo-chan…
L’ex yankee fit comme si elle n’avait pas entendu et le gifla sur l’autre joue.
Arisa : Et ça c’est pour avoir fait pleurer Tohru !! Et aussi pour équilibrer, ha ha ha !!
Enfin, elle le serra dans ses bras en pleurant comme une madeleine.
Arisa : Et ça c’est parce que tu m’as manqué espèce de stupide tête d’orange !!
Kyô :
~ Elle m’a eu… Après ce coup là, je peux plus l’engueuler pour les gifles ~Lorsque Saki et Yuki les rejoignirent, le nezumi dut se retenir au mûr pour ne pas tomber à la renverse face au spectacle qui s’offrait à lui. Arisa enlaçait affectueusement le neko et pourtant, celui-ci ne se transformait pas.
Yuki :
~ Bon, au moins, il n’aura pas à me fournir d’explication pour tout à l’heure… ~Saki : Il a changé…
Yuki : Qui ça ?
Saki : Kyô-kun… Je ne ressens plus ce chaos en lui. Ses ondes sont aussi belles et claires que celles de Tohru actuellement… Je ne sais pas ce qui s’est passé mais… ça leur a été vraiment bénéfique… Et toi aussi, tu es en train de changer. Le chaos est toujours présent mais il perd de l’ampleur, il est en train de disparaître.
Yuki : Tu… Tu es sûre ?
Saki : On ne peut plus sûre.
Yuki :
~ Cela veut-il dire que je suis en train de me libérer moi aussi ? ~Yuki ne put poursuivre son interrogation car la sonnerie venait d’annoncer le début des cours. Arisa libéra son ami et, lui envoyant une chiquenaude, elle s’exclama :
Arisa : Aller, tous en cours ! Notre tête d’orange a un mois de cours à rattraper s’il veut réussir les exams. Hé hé, tu vas souffrir !
Kyô : Rhaa, la ferme…
Arisa : Au fait, qu’est-ce que tu t’apprêtais à faire à Tohru quand je suis arrivée ? Espèce de pervers…
Kyô (mode coquelicot) : Qu…Mais… ça ne te regarde pas, sale yankee !
Arisa : Ha ha ha ! Ça m’avait presque manqué ça aussi !
Derrière eux, Tohru les suivait un sourire radieux aux lèvres. Il y avait à peine une heure, elle avait quitté la maison de Shigure le cœur lourd. Et tout d’un coup, un bonheur sans pareil venait de s’emparer d’elle.
Tohru :
~ Maman, je ne me suis jamais sentie aussi heureuse de toute ma vie ! Je n’ai plus qu’un souhait : que les autres maudits connaissent un jour un tel bonheur… Je ferai tout mon possible pour qu’ils soient tous heureux. ~_________________
Look at me