Axslnyz, la planète des écrivains

Un forum dédié aux fanfics. Que vous soyez auteur ou lecteur, viendez! ^w^ (on ne mord pas XD)
AccueilAccueil  ­FAQFAQ  ­RechercherRechercher  ­S'enregistrerS'enregistrer  ­MembresMembres  ­GroupesGroupes  ­ConnexionConnexion  
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujetPartager | 
 

 Miroir Brisé (sur Legend of Zelda) [terminée]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : Précédent  1, 2
AuteurMessage
El Wap
Tit axslnyzien


Nombre de messages: 74
Age: 25
Localisation: Belgique
Date d'inscription: 26/02/2006

MessageSujet: Re: Miroir Brisé (sur Legend of Zelda) [terminée]   Ven 22 Déc - 0:58

Zelda, confortablement installée dans un siège roulant, recevait une délégation de Nane-Sy. De jeunes gens venaient lui remettre une vaisselle de porcelaine finement ouvragée qu’elle avait commandé il y a six mois. La jeune reine avait décidé de reconstruire la ville ravagée par son mari encore plus belle et plus riche qu’avant et avait personnellement encouragé l’artisanat à s’y développer. Le mobilier royal ne provenait plus que de cette ville. La reine était contente d’elle. La reconstruction de la ville avait été un franc succès. Elle poussa un soupir. Elle se demanda si son mari était capable d’éprouver ce genre de satisfaction pour ce genre d’acte. Elle le reconsidérait de plus en plus comme la brute qu’il était à ses débuts. Leurs relations avaient d’ailleurs commencé à se détériorer. Ce n’était rien de bien grave. Il évitait juste de trop souvent la regarder et lorsqu’elle pouvait lire dans ses yeux, elle y voyait de la lassitude et de la tristesse. Qu’est-ce qui s’était donc encore passé ? Est-ce qu’il sentait qu’elle ne lui faisait plus confiance ?

- Votre Majesté ?
Zelda revint à la réalité. Les jeunes gens étaient étonnés de constater qu’elle avait l’esprit ailleurs. La jeune reine s’excusa et demanda à ses hôtes de continuer la présentation de la vaisselle. Tout en s’efforçant de rester concentrée sur la réalité, elle ne pouvait s’empêcher de penser à ce qui se passait chez Ganondorf. Qu’allait-il se passer si leurs relations continuaient à se dégrader ? Une profonde peine commençait à l’envahir. Elle n’avait pas envie de faire souffrir le sorcier. Elle avait finit par s’y attacher. Elle avait finit par y découvrir un cœur faible et hésitant qu’il fallait soigner et protéger. S’il la surveillait, finalement, c’était peut-être qu’il s’inquiétait pour elle et qu’il voulait trouver un moyen de lui plaire? Elle eu un faible sourire qui ne passa pas inaperçu.

La suite de l’entretien se passa sans incidents. Les jeunes apprentis remirent leur précieuse livraison à des domestiques, saluèrent la reine et sortirent. Le dernier d’entre eux, le plus jeune, resta un instant dans la salle. Lorsqu’il fut sûr qu’il était seul avec la souveraine, il lui lança.
- Je suis sûr que vous pensez à lui, Madame. Je suis sûre que vous pensiez à Link-le-Vaillant.

Zelda cru que son cœur s’était arrêté de battre. Comment ce gamin… Il ne lui aurait pas jeté ce nom à la figure s’il n’avait pas un secret sur la conscience. Elle lui fit signe de s’approcher.
- Pourquoi penserai-je à lui, jeune homme ?
- Parce que… moi, je ne fais que ça.
- Tu l’as connu ? Tu l’as vu récemment ? Sais-tu des choses sur lui ?
L’adolescent prit un air grave.
- Je ne pourrais jamais oublier notre dernière rencontre, Madame.
- Mais quand l’as-tu vu ?
- Deux semaines avant votre couronnement, Madame.
Elle poussa un soupir. Ca remontait très loin.
- J’avais dix ans et j’accompagnais ma grande sœur à la recherche de fruits sauvages. Lorsque nous sommes arrivés prêts d’un bosquet, nous entendîmes des bruits étranges. Un homme était en train de rire, de rire comme un dément. Nous nous sommes approchés en nous cachant dans les buissons. Il y avait un homme qui marchait à quatre pattes, en hurlant et riant comme un possédé. Il s’est mit à se rouler par terre, puis s’est mit à genoux et a commencé à crier des injures à un personnage imaginaire. Il l’insultait, il le traitait de traître, d’assassin, de lâche. Puis il changeait d’intonation et il se moquait de lui. Il riait encore. Il parlait de spectacles, de marionnettes et de galerie des glaces. Il disait au personnage imaginaire que s’il se regardait dans un miroir, il ne se reconnaîtrait pas. Il le mettait même au défit de se contempler dans un miroir. C’était quelque chose de démoniaque. Moi et ma sœur ne savions pas comment réagir. Nous n’avions jamais vu ce genre de chose auparavant. Nous étions fascinés. Après, il a dit qu’il ne se laisserait pas faire, qu’il l’empêcherait de lui faire encore du mal. Ses cris étaient mélangés de cet horrible rire. Il a ramassé une épée et a crié qu’ « il » ne l’aurait pas! Il a commencé à se poignarder. Ma sœur a poussé un cri d’horreur. Il s’est arrêté et nous a regardé. Oh, par tout les dieux, comme j’ai eu peur. Il avait les yeux rouges, un regard si fou, si démentiel. Il a sourit et il nous a dit : « Allez, les jeunes, il ne faut pas avoir peur. La mort est la seule amie qui ne vous trahira jamais et qui vous attends toute votre vie. » Et il a continué. Nous sommes partis en courant et n’en avons jamais parlé à personne.
- Pourquoi me parle tu de ça ? Quel lien avec Link ?
- Mais Madame, au moment où l’homme m’a regardé, je l’ai reconnu. C’était Link !

***

- Tu as l’air tellement soucieuse, Zelda. Qu’est-ce qui ne va pas ?
Ils étaient installés tout les deux près d’un feu, tel un vieux couple qui remâche ses souvenirs.
- Que se passe-t-il, Zelda ? Je vois bien que ça ne va pas depuis quelques jours.
La jeune femme respira un grand coup. Il était temps d’abattre les cartes et d’avoir une conversation sérieuse. Elle en avait plus qu’assez de vivre dans le mensonge et dans la peur.
- J’ai eu des nouvelles de Link.
Ganondorf eu un regard des plus surpris.
- Vraiment ? Tu sais où il se trouve en ce moment ?
- Non, rien de cela. Un enfant m’a juste dit l’avoir vu quelques semaines avant mon couronnement. Il serait devenu complètement fou et se serait suicidé de façon des plus morbides.
Ganondorf remarqua que les yeux de son épouse se retenaient de pleurer. Le roi poussa un soupir. Lui aussi était fatigué de jouer la comédie.
- Zelda, pourquoi as-tu accepté de m’épouser ? Ton cœur bat toujours pour lui.
La jeune fille ouvrit des yeux ronds. Elle ne s’était jamais préparée à ce genre de question.
- Parce que… pour plusieurs choses, en fait. D’abord, tu ne me laissais pas beaucoup de choix. Ensuite parce que j’avais décidé d’assumer mes responsabilités de princesse royale. Toru m’a un jour fait comprendre que j’avais un devoir envers mon peuple et qu’il passait avant ma propre vie. Je devais régner pour le préserver. Ce n’est pas toi qui me dira le contraire. Ce sont les arguments que tu as utilisé de façon détournée. Et puis, j’avais simplement envie d’être reine. J’attendais ce moment depuis ma plus tendre enfance. Et enfin, tu n’étais pas si mal que ça.
Ganondorf eu un faible sourire.
- Et si Link était toujours là ? Si tu savais qu’il était vivant et qu’il pouvait surgir à tout instant, est-ce que tu aurais agi autrement ?
Zelda hésita. Si Ganondorf lui posait des questions pareilles, c’est qu’il avait des choses à lui dire, lui aussi, à propos du chevalier.
- Si Link était là… Je ne sais pas trop. La décision aurait été beaucoup plus dure à prendre, c’est certain. Parce qu’il avait disparu, j’avais renoncé à l’idée que quelqu’un puisse un jour s’opposer à toi. Mais s’il était venu… Je ne sais pas, je ne sais absolument pas. Je me demande même si je me serais mariée un jour. Je l’aimais, mais un homme qui déclenche en quelques phrases une sanglante guerre civile est-il un bon époux et un bon roi ? Je ne sais pas si je l’aime jusqu’à en faire mon mari. Pourquoi tu me poses cette question. Tu me fais une crise de jalousie post-mortem ?
- Je ne crois pas que tu le connaissais vraiment.
- Et pourquoi ça, je te prie ? Je l’ai côtoyé plus longtemps que toi.
- Pourtant, tu n’as rien remarqué.
- Qu’est-ce que j’aurais du remarqué ?
- Il était fou !
- Il n’est pas fou ! C’est toi qui l’a rendu fou en le séparant de moi.
- Dès notre première rencontre dans le désert, j’ai eu l’occasion de constater qu’il souffrait d’un dédoublement de personnalité. Un gentil, calme et empli de noblesse, l’autre diabolique, cruel et sournois. Il changeait d’attitude et de visage en plein milieu des combats, et ça donnait une combinaison de techniques assez efficace.
- Menteur ! Tais toi !
- Avec le temps, la partie violente a pris le dessus. La scène à laquelle ton témoin a assisté était l’ultime confrontation entre les deux personnalités.
- Tais toi ! Tu ne sais rien de ce qui s’est passé.
La jeune fille s’était levée et avait saisit une statuette pour frapper le diffamateur. Ganondrof restait calme et résigné.
- Je sais très bien ce qui s’est passé ce jour là. On m’en a parlé aussi.
- Et bien évidemment, tu ne m’en as rien dit.
- Ben voyons ! Pour quelle raison t’aurais-je dit qu’il était tombé aussi bas ?
- Pour me le faire oublier, tiens !
- Et j’ai essayé, d’ailleurs. Ecoute. Assied toi et écoute. Je te dirais tout ce que j’ai toujours su sans rien te dire.
Elle lâcha la statuette mais ne s’assit pas. Le roi n’y prêta pas attention.
- Il n’est pas mort ce jour là. Quelques jours plus tard, il est arrivé sous ma tente. J’ai tout de suite vu qu’il n’était plus comme avant. La partie maléfique était désormais sa seule et unique personnalité.
- Qu’est-ce que tu en a fait ?
- J’ai fait ce qui était en mon possible pour le sauver et l’ai conduit dans le seul endroit où je disposait des moyens pour le calmer, dans mon laboratoire.
Zelda eu l’impression qu’un orage venait d’éclater. La voix…
- Je ne l’ai jamais tué. Je l’ai gardé en vie dans l’espoir qu’il redevienne un jour lui-même. Mais il était hors de questions de l’en faire sortir. Il était dangereux pour tout le monde, pour les hommes, pour toi, pour moi, pour lui-même. Je l’ai emmuré. C’est pour cette raison qu’on ne plus le voir, seulement entendre sa voix étouffée par le mur. Avec le temps, il s’est effectivement calmé et s’est accommodé de cette vie. Il m’a même offert ses services pour m’aider à régler toutes sortes de problèmes. Seulement, il n’a jamais vraiment guéri. Son mauvais côté est toujours là, et de temps en temps, il me fait des crises de démence bien plus effroyables que les hurlements d’un effrois.
- Je ne te crois pas le moins du monde.
- Si tu y tiens, tu n’as qu’à aller vérifier. Voici la clef du laboratoire. Elle ouvre la première porte de fer comme toutes les autres clefs. Ensuite, tu dois la brandir devant le mur de briques blanches pour te mener à sa « chambre ».
Zelda resta silencieuse. Pourquoi lui en parlait-il maintenant ? Ce qu’il lui racontait ne pouvais pas être possible. Link, fou ? Non, jamais ! Elle l’avait vu si calme, si empli de sang froid, si bon, si généreux. Il ne pouvais pas être réduit à l’état d’aliéné. Ganondorf lui avait jeté un sort pour le faire disparaître.

Elle en aurait le cœur net. Elle pris la clef et se dirigea vers la porte. Ganondorf la rejoint et lui glissa une dague dans les mains.
- Prends ça… on ne sait jamais avec lui. Si jamais tu dois te défendre…
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
meno-chan
Admin


Nombre de messages: 215
Localisation: devant mon ordi lol
Date d'inscription: 30/12/2005

MessageSujet: Re: Miroir Brisé (sur Legend of Zelda) [terminée]   Ven 22 Déc - 18:35

OO la suite ¤_¤
trop de suspens
j'adore

_________________
meno-chan, tit axslnyzienne bien armé attention héhé,
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
El Wap
Tit axslnyzien


Nombre de messages: 74
Age: 25
Localisation: Belgique
Date d'inscription: 26/02/2006

MessageSujet: Re: Miroir Brisé (sur Legend of Zelda) [terminée]   Mar 26 Déc - 15:40

Plaine d’Hyrule, sous les remparts de la capitale, huit jours avant le couronnement de la reine Zelda.

Ganondorf n’en croyais pas ses yeux. Devant lui, il y avait un jeune homme aux cheveux blonds, sales et long. Ses vêtements étaient en guenilles. Ses yeux étaient rouges comme le feu et habité d’une lueur démentielle. Il reconnaissait le misérable intrus. Il n’aurait jamais cru le voir dans cet état, quoi qu’il s’attendait à un événement de ce genre. Que venait-il faire ici, à présent ? Est-ce qu’il allait se battre ?
- Ca faisait longtemps, dis-moi.
- Cinq mois et 22 jours. J’ai attendu ce moment.
- Tu en as mis du temps, à venir.
- Pas prêt, pas au point.
Le regard de psychopathe disparaissait progressivement du visage du chevalier déchu.
- Et tu espères que tu pourras m’affronter comme ça, alors que j’ai plus de trois milles hommes à portée de main pour te neutraliser ?
- Je ne suis pas venu pour te faire la peau.
- Tu es venu pour quoi, alors ?
- Pour Zelda, qui d’autre ? Tu as vraiment l’intention de lui faire subir les tourments du mariage ?
- Elle me l’a proposé elle même. C’est qu’elle y est parfaitement résignée. Elle est prête à m’offrir le royaume et son corps. Vois-tu, j’ai hâte de pouvoir partager son lit.
- Pauvre idiot. Tout ce qu’elle espère, c’est pouvoir sauver un maximum de gens avant de mettre un terme à ses souffrances. Elle est au bord du suicide.
- Et alors ?
- Tu veux qu’elle meurt ?
- Tu espères quoi, au juste ?
- Que tu ne la tues pas à petit feu. Je l’aime encore assez pour souhaiter lui éviter toutes ces souffrances.
- Elle a choisi sa voie. Elle a accepté de devenir la femme d’un homme qu’elle a en horreur.
- Ca peut changer, et ça ne tient qu’à toi.
- Qu’est-ce que tu inventes, toi ?
- Je peux t’aider à t’en faire aimer. Je l’ai séduite, j’ai séduit des peuples entiers, je peux te donner ce don.
Ganondorf partit d’un grand rire. Il appela ses gardes pour faire enfermer le jeune homme.
- Et pourquoi tu ferrais ça ? Donne moi une seule raison de te croire.
- Je ne veux pas qu’elle souffre, c’est tout. Quant aux talents que je suis prêt à t’enseigner, tu y a déjà été confronté. Ce sont eux qui m’ont permis de provoquer ce déchaînement de violence et d’endormir la méfiance de tes gardes pour venir jusque dans cette tente. Imagine juste qu’en une seule phrase, tu peux pousser des milliers de gens à hurler « à mort » ou « Vengeance » ou encore « Vive le roi ».
Ganondorf ne voulait pas écouter les propos du chevalier. Il l’avait déjà eu par la ruse dans le passé. Cela pouvait encore être un piège. C’était certainement un piège, d’ailleurs. D’un autre côté, les pouvoirs dont il lui parlait étaient assez intéressants. De plus, s’il pouvait vraiment transformer la séduisante princesse en douce amante… Un viol brutal ne serait drôle qu’une fois, mais des étreintes passionnées, il ne s’en lasserai jamais.
- On verra ça… après le siège.
- Le dégoût qu’elle éprouve pour ta personne n’en serra que plus grand et le peuple ne t’en haïra que d’avantage.
- Et bien sûr, tu connais les moyens de faire en sorte que je passe pour un héros et qu’elle me tombe dans les bras ?
- Oui, et ces moyens s’appellent la patience, l’humanité et la magie rouge.

***

Zelda gravit les marches de la haute tour. Ganondorf n’avait fait aucun geste pour l’empêcher d’aller le voir. Pourquoi ? Il savait qu’elle libérerait Link et qu’elle annoncerait au monde entier que…
Elle réfléchit. Elle ferait quoi, au juste ? Elle divorcerait, elle chasserait Ganondorf et épouserait le malheureux captif ? Absurde. Il pouvait peut-être lui annoncer la vérité, mais la laisser le chasser de sa vie, certainement pas. Le peuple avait accepté Ganon comme libérateur et sauveur. Il ne permettrait pas qu’on change de souverain comme on change de vêtements. Et est-ce qu’elle voulait vraiment épouser Link ? Elle avait certes envie de le serrer dans ses bras, de guérir ses blessures, mais l’épouser ? Après s’être donnée corps et âme à son pire ennemi et avoir porté ses enfants ? Est-ce qu’il lui pardonnerait ? Et elle pensa aussi à son fils Taël. Elle aimait l’enfant, même s’il était le fils d’un imposteur. Elle ne pouvait pas lui dire qu’elle chassait son père et lui en imposer un autre. Chasser Ganondorf, c’était détruire la vie et le royaume qu’elle s’était construits.

Elle arriva devant la fameuse porte. Elle regarda un moment la clef. Peut-être que ce n’était pas la bonne et qu’il l’avait donnée pour gagner du temps ? Non, c’était la bonne clef. La reine entra sans efforts. Le laboratoire avait bien changé depuis son dernier passage. Il y avait bien une bonne dose de flacons et d’alambics, mais tout était propre et rangé. Il n’y avait plus ces monstrueuses expériences. Rien que d’agréables odeurs de fleurs et de passions. Elle se fit violence pour ne pas s’attarder à les respirer et s’approcha du fameux mur dans lequel était encastré la fameuse armoire. En quoi brandir les clefs pouvait-il lui permettre de passer ? Elle exécuta le geste. Les pierres se mirent à remuer, à tourner, à pivoter. Elles se déplacèrent pour laisser un passage de la taille d’une porte normale. Zelda inspira et s’approcha du passage. La pièce dans laquelle elle entrait était plongée dans la pénombre. Elle pouvait voir que l’espace était assez grand, qu’il y avait un miroir et un lit… et que quelque chose bougeait sur le lit. La chose se redressa brusquement et la regarda d’un air incrédule.
« Zelda, c’est toi ? »
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
El Wap
Tit axslnyzien


Nombre de messages: 74
Age: 25
Localisation: Belgique
Date d'inscription: 26/02/2006

MessageSujet: Re: Miroir Brisé (sur Legend of Zelda) [terminée]   Lun 1 Jan - 22:41

Ganondorf but un nouveau verre de whisky. Tout était finit, maintenant. Zelda allait le chasser. Elle ne lui pardonnerait jamais d’avoir caché Link pendant toutes ces années, de lui avoir menti… Et elle finirait sans doute par savoir qu’il avait utilisé de la magie rouge pour qu’elle s’attache à lui. Elle allait le détester. Tout était définitivement perdu. Elle ne l’aimait plus. Elle ne l’avait peut-être jamais aimé. Elle aimait ce pauvre fou qui ne l’aimait plus depuis une éternité.

Un instant, son ancien « lui » lui suggéra de prendre les choses en main pour éviter la catastrophe. Il fallait enfermer la reine dans sa chambre, prendre son propre fils en otage pour qu’elle se tienne tranquille et supprimer définitivement ce chevalier schizophrène. Le roi chassa rapidement cette idée. Elle lui aurait semblé la meilleure il y a quelques semaines encore. A présent, il doutait de sa réussite. Oui, il pouvait menacer la jeune femme. Ca pouvait très bien marcher s’il voulait simplement qu’elle lui obéisse. Mais en faisant cela, il ne ferait qu’attiser sa haine. Il la savait intelligente. Elle était capable d’organiser un complot pour se délivrer, voir le supprimer. Enfin, il l’aimait. Il ne voulait pas la voir pleurer et souffrir.

Il pensa également à Link, fidèle compagnon de ses ténèbres. Il ne l’avait jamais détesté. Le chevalier avait toujours été son meilleur adversaire. Bien que ce gamin l’ai terriblement gêné, il éprouvait du respect pour lui et savait pertinemment que sa disparition serait une des pires choses qui puissent jamais lui arriver. Ganondorf soupira. Perdre son plus proche confident, sa némésis, était-il pire que de perdre la femme qu’il aimait ?

Il se rappela ensuite les nombreuses nuits passées avec ce guerrier déchu emmuré dans son laboratoire. Il avait été fasciné par cet étrange être aux deux visages. Il y avait le côté gentil, qui s’efforçait de lui inculquer le respect de la vie et la vraie signification de l’amour, puis le côté maléfique qui, avec sa magie rouge, considérait la terre entière comme un spectacle de marionnettes dont il tirait les ficelles. Il traitait même sa moitié paisible de pantin dont il se servait pour exercer en toute tranquillité ses sorts de magie rouge les plus vicieux. Le Link maléfique, bien qu’il se croie le maître de la partie, était, malgré lui, influencé par son double. Au bout de deux ans, le prisonnier lui parlait plus de miséricorde et d’admiration que de répressions sanglantes et de terreur. Cela avait soulagé le seigneur des Gérudos de savoir que son vieil ennemi récupérait son humanité. Au bout de trois ans, il eu l’impression d’avoir retrouvé le jeune sot qui avait pris l’habitude de se dresser entre lui et l’objet de ses convoitises. De temps en temps, un accès de folie lui rappelait la cruelle déchéance du chevalier.

Ganondorf fut sur le point de se resservir un troisième verre quand un doute affreux lui traversa l’esprit. L’apparition soudaine de Zelda dans sa cellule ne risquait-elle pas de provoquer une nouvelle crise ? Il se releva en un bon et se rua dans le couloir. Seule avec une dague, la jeune femme ne saurait pas se défendre contre le dément.

***

- Dégage, petite sotte !
- Link, écoute moi, tu es sous l’emprise d’un sort de Ganondorf. Laisse moi t’aider à t’en délivrer.
- Il ne m’a rien fait, stupide femelle. C’est moi qui l’ai empoisonné, jour après jours, mois après mois, année après année.
- Réveille toi Link, laisse moi t’aider.
- Je n’ai pas besoin de ton aide. Je n’ai besoin de personne.
- Ganondorf s’est servi de la magie rouge contre toi, Link. Je sais qu’il la manie. Il t’a trompé comme il m’a trompée, moi.
- Il n’a pas pu me tromper, idiote ! Crois-tu vraiment que je lui aurai enseigné cet art si je ne connaissait pas un moyen de m’en prémunir ?
- Quoi ?
- Ah, mon cher élève n’a pas osé te parler de notre petit pacte ?
Le dément se redressa et tira Zelda dans le laboratoire.
- Regarde tout ces flacons, ces bouteilles, ces alambics, ces fioles… Que d’exquis parfums, n’est-ce pas ? Ca ne te rappelle rien ? Ca ne te rappelle pas les crèmes que j’utilisais pour « détendre mes muscles » ? Regarde mieux… Tiens, celui-là… je l’avais emmené avec nous dans notre fuite. Il a été très utile. Pourquoi tu me regardes comme ça ? Tu ne comprends toujours pas ? Pourquoi crois-tu que tout le monde aimait Link-le-vaillant ? Pourquoi possédait-il ce charisme indéfinissable ? Je vais te le dire. Il possédait une collection impressionnante de charmes de séduction et d’envoûtement qu’il utilisait comme parfums. Il envoûtait tout le monde, même son ennemi juré, Ganondorf, même la petite princesse si farouche d’Hyrule. Il a trompé tout le monde. Il a triché. Il n’était ni gentil, ni beau parleur, ni courageux. Il avait simplement un « parfum » qui touchait ses interlocuteurs au plus profond de leur âme.
Il obligea la jeune fille à respirer le contenu d’une petite fiole.
- Celui-ci aussi j’en suis fier. J’en ai glissé l’essence dans des cadeaux que je faisait aux chefs des diverses cités que nous visitions quand nous nous promenions en cette veille de la guerre. L’odeur provoque une montée d’égoïsme peu courante. L’odeur s’est imprégnée dans leur cœur et le moment venu, ils se sont tous déchaînés, comme je le voulais.
- Link… arrête ! Reprends toi. Pourquoi aurais-tu fais ça ? Tu n’aimes pas la violence. Tu rêve d’une terre de paix.
- Mais tais-toi donc ! Qu’est-ce que c’est que la paix ? Une période où les armées ne circulent plus ? Où les morveux se multiplient et les granges se remplissent de blé ? C’est une idée stupide qui germe dans la tête d’un grand nombre d’individus et qui dit qu’il ne faut plus se battre ? C’est idiot ! Parce qu’il suffit qu’une seule personne pense le contraire pour qu’elle écrase tout les crétins qui n’ont pas pensés à se défendre. Ca n’existe pas, la paix ! L’autre idiot pensait que c’était possible, jusqu’à ce qu’il t’entende lui raconter une histoire toute faite de complot pour te pousser au mariage. Tu l’as terriblement déçu, tu sais, petite idiote.
- Toi, tais-toi. C’est à Link que je parles. Je parle à celui que j’aime et qui m’aime.
- Mais aucun de nous ne t’aime ! On te déteste, on te méprise. Tu nous dégoûte ! Petite salope qui se tortille de plaisir dans les bras de son bourreau. Il n’avait mis que quelques gouttes d’aphrodisiaque dans ton verre de vin et comme tu y es allée. Tu aimais ça, hein, de t’envoyer en l’air avec cette bête de sexe ! On t’a vu. On t’a vu crier de plaisir. On t’a vu jouir et le faire jouir.
- Link, voyons !
- Oh, j’ai choqué sa maaajesté…
- La ferme, toi. Je veux parler au Link que j’ai aimé.
- Mais il t’as menti, pauvre sotte. Il ne t’aimait plus… Il ne … ne voulait pas que tu souffres. C’était mieux pour tout le monde que tu épouses Ganondorf. Il ne te déplaisait pas, et il pouvait te protéger et t’apporter tout ce que tu voulais. C’était pour ça que j’ai voulu l’aider. Il était la solution au problème d’Hyrule. Ne nie pas, Zelda.
La jeune fille resta silencieuse. Le chevalier avait enfin repris une voix normale. Il était redevenu lui-même.
- Il avait l’armée, il avait le pouvoir, il avait la volonté. Il avait tout ce qu’il fallait pour nettoyer le royaume et rétablir un pouvoir fort. Je n’aurais pas pu le faire, Zelda. Je n’aurais pas pu. J’ai vu que tu faisais des merveilles pour obtenir la soumission dans le royaume. J’ai vu que vous formiez une équipe gagnante, tous les deux et je ne comptais pas, là-dedans.
- Ne racontes pas n’importe quoi, Link. Peut importe d’avoir une équipe qui gagne. Tout ce qui m’importe, c’est que nous soyons heureux, toi et moi.
- Justement, Zelda. C’était très bien comme ça. J’ai vu que tu commençais à l’aimer, que lui t’aimais et prenais bien soin de toi et de ton royaume. Regarde. Tu as même eu des enfants. Tu aimes ton fils. J’ai vu que tu l’aimais, que tu lui chantais des chansons et lui racontait des histoires pour le bercer. J’ai vu que tu le prenais dans les bras pour le chatouiller, pour le cajoler. Tout marche parfaitement. Ne gâche pas tout ça. Je suis bien où je suis, loin de ce monde que je n’aime plus assez pour le défendre.
- Mais tu es loin de moi et j’ai besoin de toi. Je t’aime, Link. Pendant toutes ces années, je n’ai cessé de penser à toi et rêvé de nos retrouvailles. Pardonne moi d’avoir abandonné. Au bout de quelques mois après mon couronnement, entendant que tu avais disparu dans la nature, j’ai commencé à croire que tu ne reviendrais plus. Si seulement je savais que tu étais si près. Je n’aurais pas renoncé…
- Mais renoncer à quoi, petite idiote ?
Zelda frémit. La partie maléfique avait repris le dessus. Les yeux rouges s’étaient rallumés. Il la saisit par le bras et la força à s’agenouiller sur le sol.
- Tu ne gâcheras pas mes projets, tu m’entends ? J’ai fait de Ganondorf un agneau. Ce royaume n’est un qu’un royaume de pantins qui dansent devant les masques qui les gouvernent et c’est mon œuvre Si le peuple pouvait se regarder dans mon précieux miroir, il verrait les fils, il verrait la scène! Tu ne détruiras pas ça ! Tu vas retourner dans ta chambre, tu vas dire à Ganondorf de te faire l’amour et tu joueras encore ton rôle de déesse de l’amour incarnée. Tu continueras jusqu’à la fin de ta vie d’être la marionnette de mon œuvre ! A présent, rampe ! Rampe comme la petite langue de vipère que tu es et fais les tours qu’on t’ordonne de faire.
Une larme roula sur la joue de Zelda. Ganondorf n’avait pas menti. L’homme qu’elle avait aimé était vraiment fou. Arriverait-elle à le calmer ? Elle se rappela que son mari s’y était efforcé durant des années et qu’il n’y était pas encore parvenu. Aurait-elle la patience et l’amour pour le sauver ?
- C’est une bonne fifille, ça. Maintenant, pour me montrer que tu vas être sage, tu vas lécher ma botte.
La jeune reine regarda le monceau de cuir pourri qui servait de botte au schizophrène du laboratoire. Non ! Elle ne s’abaisserait pas à ça.
- Fait le ! Cria le fou en la frappant au visage.
- Non ! Je ne suis pas une marionnette et je n’ai ni fils, ni masque, ni clochettes. Je mènerai la vie qui me plait et tu ne décideras pas de ce que sera ma vie. Tu n’es pas un metteur en scène.
- Oh si, je déciderai. Ton mari est en mon pouvoir. Ton fils et l’enfant que tu portes sont en mon pouvoir. Pour eux, tu seras bien obligée de jouer le rôle que je t’ai écrit. Tu ne tiens pas à ce que l’être qui se développe en toi vienne au monde à l’état de cadavre, n’est-ce pas ?
Zelda frémit. Il n’allait tout de même pas oser…

Le dément fracassa une fiole sous le nez de Zelda. Il poussa la tête de la jeune fille juste au dessus de la flaque.
- Tu seras obligée de respirer, ma petite. Et lorsque l’essence entrera dans ton corps, elle détruira cette chose qu’on appelle enfant.
Zelda se retint de respirer. Elle devait résister… Mais la douleur lui faisait perdre ses forces. Elle n’arrivait pas à se débattre. Elle commençait à suffoquer…

Soudain, la main de son tortionnaire se retira de sa nuque. Une voix tonna :
- Ca suffira, monsieur le-metteur-en-scène. Retourne dans ton monde de ténèbres.
C’était la voix de Ganondorf.

***

- Pourquoi m’as-tu laissé le voir, Ganon ?
- Qu’aurais-tu fais, si je ne l’avais pas fait, si je t’avais menti ?

Les deux époux étaient à présent dans la chambre de Zelda. La jeune reine était allongée sur son lit, alors que son mari veillait au correct fonctionnement du feu. La jeune femme était encore tremblante. Elle ne se remettait pas des évènements.
- Merci…
- De quoi ?
- De m’avoir dit la vérité, de m’avoir laissé choisir, même s’il était évident que je ferais le mauvais choix.
- Je crois qu’il était nécessaire que tu le voies. Sinon, tu aurais continué d’attendre ton héros toute ta vie et moi, de me sentir le mal aimé.
- Tu te sens toujours mal aimé ?
- Plus que jamais. Je sens que ton cœur bat pour un être incapable de comprendre le moindre de tes sentiments, et le mien alors ? Songe-tu un seul instant à le sonder ? Essayes-tu seulement de sentir la douleur qui le ronge ?
- Que vas-tu faire de lui ?
- Link ? Je n’ai pas envie de le tuer. Je l’ai apprécié comme mon propre reflet dans le miroir. Après toutes ces années, nous ne sommes pas loin de cette métaphore. Et toi, as-tu envie qu’il meure ?
- Non, bien sûr que non. Je l’aime encore, même si je sais que ce n’est plus possible. Je veux qu’il vive, je veux continuer d’espérer qu’il retrouvera la raison mais je ne l’épouserai jamais, ne t’inquiète pas. Je crois qu’il me ferait trop peur.
- Et moi, je ne te fais plus peur ?
- Cela fait des années que je ne te crains plus. Tu m’a montré que je pouvais te faire confiance et me reposer entre tes bras en toute tranquillité.
- Merci.
- De quoi ?
- D’enfin me dire que j’ai un bon côté. J’en ai douté si longtemps.
Le souverain d’Hyrule vint s’asseoir à côté de son épouse. Il était fatigué. Cette nuit avait été si riche en émotions.
- Par toutes les déesses, qu’est-ce qu’il lui est arrivé pour qu’il devienne ainsi ?
- Je suppose qu’il n’avait plus confiance en personne et que sa peur et sa déception l’ont perdu.
- Il a tout de même cru à quelque chose pendant toute sa vie. Avant de sombrer, c’était le meilleur homme du monde.
- Je pense qu’il croyait en toi et en un monde meilleur. Mais quand tu as fait usage de tes charmes pour le convaincre de t’aider à échapper à Arnoldi, il a dû être sérieusement ébranlé.
- Tu crois que c’est de ma faute ?
- Je crois qu’il a toujours douté et que les tourments de son esprit sont venus de là. Tes paroles n’ont été qu’une pierre qui roule et qui entraîne les autres dans sa chute. Il a eu la force de lutter contre son mauvais côté et le dissimuler durant des années, mais cet événement a rompu l’équilibre.
- Si seulement je l’avais aidé à être plus fort…
- Des gens croient en la religion, en des dieux qui les protègent et les jugent à la fin des temps. D’autres croient à la force, au pouvoir, à l’argent. D’autres croient à eux-même, à un idéal qu’ils se sont fixé. Ca ne donne pas de mauvais résultats, en général. Ceux qui ne croient en rien n’ont pas la force et la volonté qu’ont les autres pour résister à cette cruelle épreuve qu’est la vie. Lorsque Link a perdu ses croyances, il a perdu sa meilleure arme contre son côté maléfique et c’est ce qui l’a perdu.
- Est-ce que tu crois à quelque chose, toi, Ganondorf ?
- Il y a cinq années, je croyais au pouvoir et à moi-même. Je pensais que j’était né pour être le maître de l’univers. J’avais la force, j’avais le pouvoir, j’avais la volonté. Puis tu es entrée dans ma vie et grâce au bon côté de Link, j’ai commencé à croire que l’amour était encore mieux. Je crois à l’amour, grâce à Link et à toi.
- Il avait raison, finalement. Il a fait de toi un agneau.
Ganondorf grogna et détourna la tête, vexé. Zelda ne put s’empêcher de sourire.
- Mes ancêtres en mourraient de honte s’ils ne l’étaient pas déjà. Mais ce n’est pas si terrible que ça, finalement. C’est même très bien. J’ai l’impression d’avoir accomplis un exploit qu’aucun d’eux n’a jamais eu le courage d’accomplir. Et toi, tu crois à quelque chose ?
- Je crois aussi à l’amour, à la paix entre les hommes, à l’avenir de nos enfants, à la guérison de Link par l’amour et à nous deux…
Et les deux époux s’embrassèrent.

Dans une salle sombre, derrière un miroir, une voix répondit : « Je crois aussi à vous deux et à votre amour. Le reflet du miroir ne ment pas. Mais c’est pour cette raison que je ne dois plus en faire partie. »
Le chevalier déchu se leva, brisa la glace du miroir magique, saisit un des morceaux et se trancha la gorge.

FIN
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
meno-chan
Admin


Nombre de messages: 215
Localisation: devant mon ordi lol
Date d'inscription: 30/12/2005

MessageSujet: Re: Miroir Brisé (sur Legend of Zelda) [terminée]   Mar 2 Jan - 14:15

c'est finis vraiment oo
le chapitre etait tres bien et link est vraiment ...pervers.
quel fin!
c'etait une fic super ** bravooooo

_________________
meno-chan, tit axslnyzienne bien armé attention héhé,
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
 

Miroir Brisé (sur Legend of Zelda) [terminée]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 2 sur 2Aller à la page : Précédent  1, 2

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Axslnyz, la planète des écrivains :: Axslnyz, la planète des écrivains :: Jeux vidéos-
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet